accident de Zoufftgen

Objet : accident de Zoufftgen Immeuble Lumière Paris, le 19.10.06 Mr Jacques Damas

Direction de la Traction

40. av des terroirs de France

75 611 Paris cedex 12

Monsieur le Directeur des Opérations Industrielles et de la Traction,

Les éléments premiers de l'enquête portés à notre connaissance concernant la collision frontale entre un TER et un train de FRET du 11 octobre dernier à Zoufftgen font état d'un nez à nez. Après le temps de l'émotion et du recueillement vient celui des interrogations.

Il semblerait qu'au vu des premières conclusions de l'enquête livrées par les CFL, que « l'agent circulation » de Bettembourg, n'ait pu évité l'accident alors qu'il se serait rendu compte de son erreur.

En effet, bien qu'ayant demandé une coupure d'urgence de l'alimentation électrique, cette intervention est restée sans effet car le train TER avait déjà quitté la zone alimentée par les CFL.

Cet accident n'est pas sans nous rappeler les circonstances de l'accident de août 1985 à Flaujac où un « nez à nez » sur une ligne à voie unique d'un train corail et d'un autorail roulant chacun à près de 120 km/h a fait 35 morts.

Pour rappel, l'autorail fut autorisé de quitter la gare précédente par le chef de service alors que le corail n'y était pas encore passé en sens inverse. Se rendant compte de son erreur, et n'ayant aucun autre moyen (ligne sans radio et sans signaux), il se mit en voiture à la poursuite de l'autorail. Il ne put que découvrir l'accident à quelques kilomètres de là.

Le manque cruel d'un moyen de communication (radio notamment) avait été mis en avant par la commission d'enquête qui analysa les causes de cet accident.

Or, et sans vouloir entraîner quelque polémique que ce soit, la CFDT estime que nous nous trouvons là, 21 ans après, dans les mêmes circonstances. Nous estimons inadmissible que des trains ne puissent être en communication radio fiable avec les postes encadrants.

Pour la CFDT, nous regrettons que l'entreprise n'ait pas tiré tous les enseignements nécessaires de ce terrible accident.

Bien que les circonstances diffèrent entre l'accident de Zoufftgen et de Flaujac, néanmoins, il existe une similitude capitale. En effet dans ces deux cas à Flaujac comme à Zoufftgen, les agents circulations ont constaté l'imminence de la collision mais n'ont eu à leur disposition aucun moyen technique pour arrêter les trains et éviter le nez à nez.

Depuis1985, les moyens techniques de communication et d'automatisme ont connu un essor formidable. Vous comprendrez bien qu'aujourd'hui, l'on s'interroge avec une certaine indignation.

L'équipement pour le prochain changement de service par le domaine Traction d'un téléphone portable préprogrammé de « l'alerte radio » GSM/GFU de tous les ADC circulant sur voie unique non équipé de radio sol-train renforce nos doutes sur la réactivité de l'entreprise à intégrer les nouvelles technologies liées à la sécurité des circulations. Qu'en est-il des sections de ligne à double voie non équipé de radio sol-train en cas d'IPCS ?

La CFDT vous demande la mise en place de moyens de communications performant et fiables sur l'ensemble des lignes du réseau pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.

Nous attendons de votre part une réponse qui puisse effacer nos doutes sur les moyens mis en place par la SNCF pour éviter qu'une fois encore, des collègues et des voyageurs disparaissent dans de telles circonstances.

Veuillez, agréer Monsieur le Directeur, nos sincères salutations.

Pour la délégation Traction CFDT

Mornet Laurent

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collision voie unique zoufftgen

bonjour,

en 1996, j'ai inventé, breveté, conçu et prototypé un warning intervéhiculaire baptisé vigilant et on m'a pris pour un fou
en 1999, j'ai créé l'entreprise éponyme et j'ai testé une pré-série de 300 avec les services de l'état
le test été probant et je suis devenu crédible
un appel à propositions a alors été lancé pour poursuivre la démarche, et là je suis devenu gênant
tout a mal tourné ensuite, mais ce n'est pas le propos de ce courrier

il y a eu à cette époque plusieurs collisions ferroviaires sur voie unique et à chaque fois j'ai contacté la sncf pour leur dire qu'un vigilant modifié pouvait les éviter
réponse polie pour me dire qu'une liaison radio sol-train était à l'étude et que d'autres pistes étaient testées

en 2002, suite à un article dans sciences&avenir, le responsable sécurité de la fédération de vol à voile comprend mal le fonctionnement de vigilant et s'apprête à m'en commander 2000 pour éviter les collisions en vol (une par mois !)
je lui explique que je peux lui développer un système dédié aux planeurs que je prototype et baptise proximetre
n'arrivant pas à faire aboutir le projet en france, je le fais développer en suisse et aujourd'hui plus de 11.000 planeurs sur la planète sont équipés de mon concept, renommé flarm, et les collisions en vol ont été éradiquées

tout cela pour vous dire qu'un boîtier de ce type, coûtant moins de 500 euros, monté dans toutes les locomotives, éviterait les collisions sur voie unique
je regarde de loin le procès de zoufftgen, mais vous pouvez imaginer ce qui se passe dans ma tête

cordialement

jean-marc baggio
24 avenue corneille
F-57360 amnéville
0612368392