Commission Professionnelle Centrale Matériel du 29 novembre 2006 Tract CFDT

Commission Professionnelle Centrale Matériel du 29 novembre 2006 Tract CFDT

Monsieur le Directeur,

François LACÔTE, un des précédents Directeur du Matériel, parle dans une interview publiée dans le n°108 de Rail Passion ( page 44 ) de pérenniser l'esprit d'innovation qui a préludé au TGV.

Je cite : " Il me paraît effectivement fondamental, maintenant, de réfléchir à comment nous pourrions maintenir ces éléments qui, pour moi, ont fait le succès du TGV. Et ces éléments sont, en premier lieu, la grande qualité des hommes, ce qui signifie qu'il faut que nous sachions transmettre l'expérience, expliquer, former. C'est aussi (et je crois qu'il faut le dire) une certaine passion, le courage de savoir s'investir".

Ce qui est vrai pour l'esprit d'innovation est également vrai pour l'esprit de qualité et de travail bien fait qui habite les cheminots du Matériel.

Que veulent les agents de maintenance du Matériel ?

Ils veulent réaliser un travail de qualité dans un environnement assurant :

  • des conditions de travail humaines,
  • garantissant des conditions de vie décentes,
  • permettant de vivre avec un salaire décent,
  • reconnaissant l'expérience acquise,
  • valorisant la transmission de l'expérience et des compétences.

Pour la CFDT, la qualité des hommes doit être le moteur du fonctionnement du Matériel. Chaque humain a des qualités. Aux managers d'exiger les moyens pour mettre ces qualités au service du Matériel et de l'entreprise.

Monsieur le directeur, les organisations du travail que vous déployez au Matériel sont faites pour la fabrication de matériel neuf, elles ne peuvent pas s'appliquer à la maintenance sans risque pour la régularité et la qualité de service, voire à plus long terme pour la sécurité des circulations.

La passion qu'ont les cheminots, les plus anciens, pour faire rouler les trains est en train de se perdre.

Après avoir rappelé quelques éléments qui faisaient le succès de la maintenance du matériel roulant, nous abordons maintenant le registre gestion que vous semblez mieux maîtriser.

Comment se fait-il que nos établissements soient obligés d'acheter des outillages plus chers en passant par le contrat cadre qu'en achetant chez un fournisseur local ?

Nous citons deux exemples :

  • Un porte taraud à cliquer est acheté 23,45 € au contrat cadre et 8,49 € chez le fournisseur local, pour une même qualité.
  • Un embout pour vis à fente de 8 mm est acheté 3,95 € au contrat cadre et 1,35 € chez le fournisseur local. En achetant cette pièce à 1,35 € on bénéficie, sans discussion, d'une garantie et d'un échange. Cette clause ne semble pas exister au contrat cadre.

Monsieur le Directeur, vous venez d'écouter notre message, saurez-vous l'entendre ?

La vision du Directeur du Matériel sur le dialogue social :

« On rencontre les partenaires sociaux dans les établissements ... au national ... On écoute. Après, la direction doit décider et agir.

Le matériel roulant doit être le plus disponible possible pour rouler.

Il doit également être fiable. Sur la fiabilité, il y a des progrès à faire.

Il faut optimiser le triptyque qualité - coût - fiabilité ».

Conclusion :

Le Directeur du Matériel est loin de la conception du dialogue social vu par les cheminots et la CFDT.

Il gère la qualité, les coûts et la fiabilité.

L'homme est absent de son discours. Pourtant, ce sont les cheminotes et les cheminots qui font tourner l'entreprise !

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