Communiqué de 24/09/99

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°20/ 99 du 24/09/99

Accord 35 heures à la SNCF : la CFDT hausse le ton !

Lors de la réunion du Conseil National de la CFDT Cheminots à Lille le 21 septembre 1999, les responsables régionaux de la CFDT ont fait part des difficultés qu'ils rencontrent dans la mise en oeuvre locale de l'accord 35 heures.

Un certain nombre de Directeurs d'Etablissements refusent de respecter les règles de concertation pour une bonne mise en oeuvre de l'accord sur le terrain. Participeront-ils à la manifestation organisée par le MEDEF le 4 octobre ? Il est permis de le penser !

La Direction de l'entreprise tarde par ailleurs à annoncer la répartition des embauches anticipées sur le budget 2000, alors que les repos, congés, journées de formation semblent aussi difficiles à attribuer qu'en 98 (l'absence de remise à niveau des effectifs exigée par la CFDT n'ayant pas eu lieu).

Le Gouvernement, quant à lui, n'a toujours pas indiqué précisément les modes de financement de la RTT, que ce soit sous forme d'aides au développement du transport ferroviaire (tel que le ministre de tutelle l'a annoncé) ou d'aides directes à l'emploi (pour le moment absentes de la loi Aubry).

En conséquence :
· La CFDT appelle les cheminots à se mobiliser, partout, pour une bonne application de l'accord national sur les 35 heures et à riposter aux provocations des Directeurs qui ne respecteraient ni l'esprit, ni la lettre de l'accord que la CFDT a signé nationalement.
· Elle appellera plus largement tous les cheminots à l'action s'il apparaissait que les blocages locaux sont encouragés par des directives nationales et si le niveau des embauches ne permettait pas d'attribuer les repos et les formations en temps et en heure.

La CFDT s'adresse par ailleurs :
· au ministre des Transports, pour exiger une clarification de ses intentions budgétaires pour 2000,
· aux députés afin qu'ils amendent le deuxième projet de loi Aubry de façon à rendre :

- les entreprises publiques "éligibles " aux aides de l'Etat,
- limiter drastiquement les heures supplémentaires,
- inciter clairement à appliquer les 32 heures aux travaux pénibles.

La CFDT a signé un accord qui permet aux chemins de fer français de voir progresser leurs effectifs sur 3 ans, alors que la plupart des réseaux européens voient dans un même temps le nombre de leurs salariés baisser de façon considérable (- 18 000 en Italie, - 30 000 en Allemagne...!).

La CFDT est fière du résultat de cette négociation et fera respecter sa signature !
Paris, le 24 septembre 1999 - 16 h 30