Déclaration CFDT à la table ronde sur la mobilité du 30 juin 2005

Table ronde « Méthode sur la mobilité » du jeudi 30 juin 2005

Déclaration CFDT

Si la CFDT ne peut cautionner les restructurations qui suppriment des milliers d'emplois à la SNCF, elle n'oublie cependant pas sa mission essentielle de défense collective et individuelle de tous les cheminots à statut et contractuels. C'est dans cet esprit qu'elle appelle à la construction et à la mise en œuvre d'un plan social d'envergure qui s'applique avec équité à l'ensemble de ces cheminots.

La CFDT a été la première Organisation Syndicale à demander la renégociation de l'accord-cadre au niveau des instances nationales et régionales.

Notre souci premier est de sécuriser la vie familiale, sociale et professionnelle de l'agent touché par une restructuration.

Dans ce contexte, la CFDT ne peut accepter que la mobilité soit considérée comme une contrepartie de la sécurité de l'emploi. Nous tenons à rappeler que cette sécurité de l'emploi est la juste compensation de la continuité du service public assurée par les cheminots en toute circonstance, tout au long de l'année.

Aujourd'hui, la SNCF se sert des ambiguïtés du texte de l'actuel accord-cadre pour ne pas l'appliquer. Le futur texte ne devra souffrir l'équivoque. Il devra être respecté et appliqué.

Au regard de l'importance des réorganisations en cours dans tous les secteurs d'Activités depuis plusieurs mois, il y a urgence. La CFDT demande donc à l'Entreprise que nos travaux soient rapides et que le nouveau texte qui pourrait en sortir soit appliqué avec effet rétroactif au 1er janvier 2005.

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