Sortie de grève 04 2001

Le parti pris d'un syndicalisme intelligent où l'ultracatégoriel n'est plus de mise

On ne peut pas revendiquer l’unicité de l’entreprise et du statut des cheminots, et dans le même temps, développer une action qui créé des distorsions aussi fortes entre les différentes catégories de personnel.

La FGAAC et SUD RAIL apparaissent donc en décalage devant les attentes des cheminot(e)s :

L’unicité de l’entreprise

- La CFDT a clairement défendu l’unicité de la SNCF, se déterminant dès le début contre « CAP CLIENTS » et en faisant son premier objectif.

- La FGAAC dans son préavis du 03 avril (qu’elle n’a pas affiché partout) ne mentionne absolument pas le projet de réorganisation,..., sait-elle déjà que Gallois va le retirer ? ? ?

L’unité syndicale

- Dès le 29 mars les dés étaient jetés, la FGAAC choisissait une action différente des autres O.S. avec un préavis jusqu’au 09 avril.

- SUD n’avait rien choisi, dans sa politique ultra contestataire SUD embraye tous les mouvements où il lui est possible de semer le trouble et pas toujours dans l’intérêt des cheminot(e)s.

Parce que la SNCF est plurielle

Pour la CFDT, les actions catégorielles sont légitimes dès lors qu’elles respectent certains principes.

C’est le sens des actions que la CFDT a mené et qu’elle mène encore sur les revendications des agents des différents services de la SNCF ( agents de maintenance des infrastructures, ASCT, ADC, aiguilleurs, commerciaux, matériels, ....)

Plusieurs dizaines de métiers composent la famille des cheminots.

Tous sont indispensables à la bonne marche quotidienne du chemin de fer

Tous ont des revendications légitimes et la CFDT demande des négociations spécifiques pour chaque filière.

Un syndicalisme vraiment solidaire, celui que les cheminots CFDT mettent en œuvre,

n’oppose pas revendications catégorielles et revendications unifiant tous les cheminots.

L’identité CFDT

Dans ce contexte d’éclatement syndical la CFDT a pris ses responsabilités d’organisation responsable et démocratique. La CFDT a choisi un préavis de 24 heures le 5 avril 2001 sans exclure la possibilité d’une grève totale et illimité devant une direction obstinée malgré l’avertissement du 29 avril.

Au soir du 05 avril le constat est fait par les équipes CFDT : l’objectif principal est atteint

Compte tenu de la mobilisation,

Une décision démocratique et sage est prise par les régions CFDT : l’arrêt du mouvement

De nouveau le mensonge

Toute la profession gardera des séquelles de ce conflit catégoriel, qui au soir du 05 avril n’avait plus de légitimité, qui n’était plus représentatif non seulement des cheminots, mais également des ADC.

Déjà pour les 35 H, la FGAAC et SUD ont mené un combat d’arrière garde, trompant les ADC.

Aujourd’hui, objectivement, les ADC doivent faire l’analyse des informations qu’ils ont reçu en 1999 et en avril 2001.... un point commun : les responsables de ces OS ne sont pas responsables.