Le 14 contre l'ouverture sans règle sociale Le 18 pour l'entreprise intégrée, le statut, la protection sociale...

Tracts 14 18 mars 2003 europe entreprise intégré

Union Fédérale CFDT des Cheminots et Activités Complémentaires
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

I68,rue La Fayette -75010-PARIS
TéL: 01 53 35 00 30 -Fax: 01 53 35 00 31

 •:•     Avec les cheminots européens, aux points frontières et dans les principaux triages:
Le 14 mars, on manifeste contre l'ouventure è la concurrence
du fret ferroviaire sans règle sociale.

•:•     En France, dans tous les établissements,, sur tous les chantiers:
Le 18 mars, on agit pour la défense de l'entreprise intégrée., notre statut,
notre système de protection sociale.

    Pour la première fois depuis 1937, la France va subir la fin du monopole de la SNCF sur le réseau ferré national. Cet événement n'est pas anodin et met en péril notre entreprise et le service public.
    La direction de la SNCF tente de valoriser cette libéralisation en expliquant que les cheminots vont y gagner, leur entreprise étant l'une des meilleures au monde. C'est vrai, mais ce ne sera

    pas suffisant pour passer le cap et garantir aux cheminots qu'ils s'en tireront sans dommage.
    Michel BON, ancien PDG de France-Telecom, tenait le même discours. On voit ce qu'il est advenu de cette société (dilution du capital, multiplication des statuts des salariés, ....

Ne laissons pas la SNCF devenir le France-Telecom du chemin de fer!

Contre la concurrence sauvage, l'action des cheminots

    A partir de mars 2003, sans réaction des cheminots, la concurrence va se mettre en place, sans qu'aucune mesure ne soit mise en oeuvre pour lutter contre le dumping social. La CFDT appelle tous les cheminots à réagir.

<<Sans garantie qu'ils respectent les mêmes normes sociales, économiques et de sécurité, les trains du privé, on ne les laissera pas passer ! >>

    Telle est la démarche que la CFDT vous propose, avec une première étape dés le 14 mars. Ce jour là, les organisations syndicales de toute l'Europe ont décidé d'agir. En France, suries principaux points frontières, les cheminots arrêteront les trains de Fret pour vérifier qu'ils sont bien conformes à ces principes.

    Le 14 mars,nous agirons pour:

     interdire toute déréglementation de la sécurité et des conditions sociales.

    développer un rapport de force européen vis-à-vis de la Commission Européenne et des Gouvernements.

    obliger les entreprises ferroviaires à harmoniser par le haut les règles sociales dans le cadre de la mise place de l'interopérabilité transfrontalière.

    obliger la SNCF à développer la coopération avec les réseaux historiques et à ne pas créer d'autres entreprises ferroviaires au sein du groupe pour développer une concurrence interne.

    démontrer l'unité des cheminots et leur capacité d'action partout en Europe.

    Cette action, qui doit nous permettre d'interpeller l'opinion publique sur les risques d'ouverture à la concurrence du chemin de fer, n'est pas uniquement symbolique, mais s'inscrit dans le long terme.
    Chaque cheminot doit trouver sa place dans cette journée, en participant aux contrôles des trains Fret, aux rassemblements, aux HIS organisées parles organisations syndicales, en arborant sur son lieu de travail un badge refusant la casse de la SNCF, en actionnant le sifflet des engins moteur à midi,... 

Mais elle n'est pas suffisante, et il faut aller plus loin.

    L'ouverture du marché, la volonté de la SNCF de jouer la concurrence, vont entraîner des modifications importantes dans notre entreprise. La direction ne cache plus aujourd'hui que la filialisation du Fret sera rendue nécessaire par la recherche d'alliances capitalistiques avec d'autres réseaux. Or qui dit filialisation dit perte du statut des cheminots, donc de leur régime de protection sociale et de leur retraite.

    Regardons ce qui s'est passé au SERNAM. Aujourd'hui, cette filiale compte moins de 800 cheminots protégés pas leur statut. Leurs collègues, plus de 2500 salariés de droit privé, n'ont droit quant à eux, qu'aux plans de restructurations et aux licenciements qui les accompagnent. Ces salariés seront les premiers à subir une réforme des retraites qui n'irait pas dans le bon sens.

    Si ce scénario devait se généraliser à toute la SNCF (hier le SERNAM, aujourd'hui Eurostar, demain le Fret...), la pression serait forte sur notre statut, notre régime de retraite.

    D'autant plus forte, qu'en renvoyant les discussions sur notre régime de retraite à plus tard, le gouvernement veut donner l'illusion que les cheminots ne seront pas concernés par la réforme libérale qu'il est en train de concocter. Il espère ainsi nous isoler des actions que mèneront les salariés de la fonction publique et du privé pour sauver le régime par répartition.

    Pas d'illusions: Les modifications que veulent imposer le MEDEF et le gouvernement auront des répercussions sur notre régime spécial (durée de cotisation, âge de départ, niveau de pension,...)

      La CFDT appelle donc tous les cheminots à la grève le 18 mars pour une mise en garde au gouvernement:

      Pas touche à l'entreprise SNCF intégrée !

      Pas touche à nos retraites et à notre statut!