Le Cheminot De France N°4

160 €pour chaque cheminot quelque soit son grade et sonmétier, mesure égalitaire au titre de l’exercicepositif de 2004 de l’entreprise, Le prix des dogmatismes et des intérêts catégoriels
160 € pour chaque cheminot quelque soit son grade et sonmétier, mesure égalitaire au titre de l’exercicepositif de 2004 de l’entreprise, dont le versement était prévu pour début décembre 2005. 240 € (voire, 250 €) possible dans le cadre d’un exercice 2005, déjà annoncé positif et dont le versement aurait eu lieu lors du premier trimestre 2006.
Voilà au moins 400 € de perdus en 4 mois pour les cheminots parce qu’un conglomérat d’organisations syndicales en a décidé autrement. Qui aurait pu penser que cinq organisations ayant des motivations aussi opposées des unes et des autres puissent en arriver à dénoncer cet accord ? Qu’on en juge plutôt:

- Pour deux organisations syndicales, ce sont des raisons de principeréférentes à une philosophie syndicaliste pertinente d’il y a un demi siècle.

- Pour une autre, c’est du suivisme.

- Pour une autre encore, c’est la non hiérarchisation de la prime qui posait problème (on n’a pas été syndicat Maîtrise et Cadres pendant des décennies avant de s’ouvrir à l’exécution, sans que cela laisse des traces).

- Et enfin pour la dernière, le fait d’exercer un métier “noble” dans l’entreprise mérite un autre traitement que le “vulgum pécus ” cheminot.

Le résultat, c’est la facture au bout du compte. C’est chaque cheminot qui a été “tapé” au porte monnaie. Pourtant, le 4 octobre, ces organisations syndicales ont toutes manifesté pour plus de pouvoir d’achat et à la fin du même mois, elles sacrifient leurs propres revendications sur l’autel de leur orgueil. Elles ont oublié que la vocation essentielle du syndicalisme est de défendre l’intérêt collectif et individuel des salariés. Elles ont été sourdes au désir d’une large majorité de cheminotes et cheminots en cédant à leurs logiques d’appareils. Le syndicalisme, s’il doit porter un projet de société, n’est pas sur le même espace que les politiques, même si ceux-ci le désertent (c’est à chaque citoyen en tant que tel, de réagir face à un tel déficit). Face à cela, la CFDT n’a pas oublié son rôle et a effectivement œuvré en phase avec les cheminotes et les cheminots, ainsi qu’avec ses adhérents en étant consciente des évolutions souvent contestables du monde du travail.

Elle mène tous les combats nécessaires, mais ne borne pas son action à la seule contestation.

C’est de cela que chaque cheminot/cheminote devra se souvenir lorsqu’elle ou (il) mettra son bulletin dans les urnes des élections professionnelles de mars 2006.

Le Secrétaire Général Patrice GANDRIEAU

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