Tract grève du 3 06 2003 EEX DIVISIONS REGIONALES Syndicat Tours

Retraites :
Il faut contraindre le gouvernement à Renégocier Tours, le 28 mai 2003

Les manifestations et actions des 1er février, 3 avril, 13 mai, 25 mai, la démarche préventive et
responsable des Organisations Syndicales et le succès des différentes étapes de mobilisation
interprofessionnelle n’auront pas suffi. Raffarin et Fillon maintiennent leur projet basé sur l’augmentation
de la durée de cotisation, la baisse des niveaux de pension, …

    C’est le programme du MEDEF.

Dans cette période, la CFDT n’était pas dans les salons ministériels, mais dans la rue (malgré les
recommandations contraires des signataires de l’accord du 15 mai). La présence forte dans les cortèges
des cheminots et de la CFDT-FGTE Cheminots a été remarquée.

Personne ne doit être dupe ! La manœuvre consistant à garder pour la fin –après le vote de loi- l’évolution des régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF-GDF, …) est trop grossière.

Qui peut croire :

        

Que nous serons les seuls à conserver notre régime ?

        

Que nous pourrons nous opposer, tout seul, au pouvoir… et à l’opinion publique quand tous les autres seront passés à la moulinette du plan Raffarin/Fillon ?

Nous isoler, pour mieux nous matraquer, est la réponse au « syndrome 95 » !

Le gouvernement y met le paquet :

    Â         

    Le Président de la SNCF sort deux « Temps Réels » en trois jours pour essayer d’expliquer :

    -        

    qu’il a des assurances sur le financement de notre régime. Lesquelles ? Lui seul le sait !
    Pourquoi le ministre ne donne-t-il pas lui-même les garanties censées être contenues dans les deux
    « Temps Réel » ?

    -         

    que le sort de l’entreprise –et de l’activité Fret- est en jeu dans la période. Dans la même
    période, il dit clairement (Radio Classique le 24/05 – 12 h) : « Je donne simplement un chiffre.
    Depuis 1973, on a construit 10 000 kilomètres d’autoroutes en France. On n’a pas construit un
    kilomètre de voie Fret. Il ne faut pas s’étonner après cela que la part de marché du camion est
    augmentée ». Alors, vouloir culpabiliser les cheminots aujourd’hui sur l’avenir du Fret et de
    l’entreprise, est grossier et insupportable !

 


    On est tous concernés… les cheminots aussi !

    Â         

    Par l’absence de financements nouveaux : du fait de l’augmentation du nombre de retraités dans
    les années à venir, ce point est essentiel pour maintenir le niveau des retraites. Sinon, il faudra partager
    la pénurie…

    Â         

    Par l’alignement de la durée de cotisation car la loi s’appliquera à tous et toutes (discours du
    premier ministre au Conseil Economique et Social le 3 février 2003).

    Â         

    Par le désengagement progressif de l’Etat sur la compensation démographique de notre régime,
    puisqu’il n’y a aucun engagement écrit de l’Etat sur la pérennisation du financement de notre régime.

    Â         

    Par la baisse, à terme, du taux de remplacement déjà plus bas que dans les autres régimes

 

      Dès lors qu’ils ont cotisé dans le privé avant leur entrée à la SNCF et bénéficient du
      cumul des pensions.

      q       

      Dès lors que leur traitement comprend des primes qui ne sont pas prises en compte
      dans le calcul de leur retraite.

      q       

      Dès lors qu’il y a aujourd’hui 15 000 contractuels (PS25) qui travaillent à la SNCF
      et qui relèvent du régime général.

      q       

      Dès lors qu’il y a aujourd’hui des milliers de salariés relevant du régime général et
      travaillant dans le groupe SNCF (Sernam et autres filiales).

      q       

      Dès lors qu’ils sont solidaires de leurs proches (conjoints, parents, enfants) dont
      l’allongement de la durée de cotisation et la baisse du pouvoir d’achat ne seront pas
      sans conséquence sur leur environnement familial.

      q       

      Dès lors qu’ils ont compris qu’un recul généralisé sur le niveau des
      retraites et la durée des cotisations aura des conséquences sur leur propre régime.

 

Alors, oui ! il faut contraindre le gouvernement à rouvrir la négociation dans le cadre d’une greve unitaire et interprofessionnelle

Tous en grève, lundi 2 juin à 20 h 00, pour :

 

        

Elargir l’assiette de cotisation afin qu’elle s’impose à l’ensemble des revenus (fonciers, boursiers, …).

        

Garantir un haut niveau de retraites (un taux de remplacement élevé) avec un minimum de 100% du SMIC, 80% du salaire (toutes primes incluses) jusqu’à 1 500 € nets mensuels et 75% au-delà.

        

Permettre à tous le départ à taux plein à 60 ans, 55 ans et 50 ans pour les salariés qui ont des travaux pénibles ou des contraintes spécifiques liées à la continuité du service public.

        

Assurer la pérennité financière des régimes spéciaux par une contribution d’équilibre revoyant à la hausse la participation de l’Etat. A la SNCF, cela doit se traduire au travers d’une nouvelle rédaction de l’article 30 du cahier des charges Etat/SNCF, prenant en charge l’intégralité de la compensation démographique. Il faut sur ce point obtenir des garanties écrites du gouvernement.

        

Obtenir des garanties pour le personnel à statut ayant travaillé dans le privé et pour le personnel contractuel cotisant au régime général.

ASSEMBLEE GENERALE / EEX – DIVISIONS REGIONALES MARDI 3 JUIN à 15 h00 Devant la région