09 Réunion du Comité d' Etablissement du 28 Septembre 2006

REUNIONDU COMITE D'ETABLISSEMENT DU 28 Septembre 2006 Déclaration CFDT

Déclaration liminaire CFDT réunion CER du 28 septembre 2006

Une nouvelle fois les cheminots sont jetés en pâture à l'opinion publique sur les privilèges qu'ils auraient en matière de retraite. Certes les provocations de Sarkozy ne sont qu'une campagne calomnieuse sur le dossier des retraites des régimes spéciaux. Cette agitation préélectorale malsaine et populiste ne repose sur aucune justification réelle et sérieuse.

La CFDT réaffirme qu'il ne saurait être question d'accepter une remise en cause du régime de retraite et du statut des cheminots.

Hors des annonces médiatiques, les fédérations syndicales ont fait le point sur la situation dans l'entreprise. Elles ont pris acte de l'annonce de la présidente Idrac de les recevoir en table ronde le 3 octobre. Ce n'est qu'à l'issue de cette rencontre qu'elles examineront les suites revendicatives à donner.

Le même jour les organisations syndicales seront reçues au ministère des transports sur les conditions de travail des salariés des entreprises ferroviaires privées.Depuis le 31 mars 2006, le trafic FRET national est ouvert à la concurrence, avec l'aval de la SNCF et du gouvernement. Depuis la SNCF a perdu des trafics.

Dans notre région, la SNCF a vu partir des marchés, d'autres partiront peut-être demain si rien n'est fait pour stopper cette situation. C'est dans ce contexte qu'une évolution des dessertes FRET a été présentée aux organisations syndicales régionales le 15 septembre. La CFDT souhaitait que cette présentation soit faite lors de ce CER en question orale. Cela n'a pas été retenu, et nous le regrettons.

Aujourd'hui le test est entré dans sa phase finale, et nous souhaitons disposer des premiers éléments. Autant le dire, dès lors que le RH077 est respecté, la CFDT appréciera de façon constructive les solutions pour préserver, développer, les trafics par FRET SNCF.

Nous ne pouvons parler du Fret sans marquer notre inquiétude sur la baisse d'activité du triage. Après être passé de 3x8 en 2x8, quel est son véritable devenir ? Les agents de cette activité sont d'autant plus inquiets qu'ils voient régulièrement des visites de représentants d'opérateurs privés reconnaissant les installations, comme des « vautours sur leur proie ».

Et pourtant, alors que des circulations de ces mêmes opérateurs se réalisent personne n'est aujourd'hui en mesure d'assurer qu'elle se font en toute sécurité. D'autres questions se posent sur l'application de mesures à prendre en cas d'incidents. Il en est ainsi pour le chef d'escale Fret, qui ne connaissant pas la nature des marchandises transportées serait obligé de déclencher la phase d'accident matière dangereuse, peut-être, pour rien. Les conséquences en seraient alors l'évacuation et la fermeture du triage.

La SNCF ne peut pas se dédouaner, sous prétexte de la concurrence et de ses règles, en passant sous silence les risques encourus par les cheminots de notre entreprise.

Les conditions de travail des salariés des nouveaux entrants ne sont pas contrôlables dans l'incertitude de la réglementation applicable. Certes les interventions de l'ensemble des organisations syndicales ont permis la non promulgation, en l'état, des projets de décrets relatifs à la durée du travail dans les entreprises ferroviaires.

La CFDT revendique l'application d'une seule réglementation du travail, à partir de la plus favorable, commune à l'ensemble des salariés du secteur du transport ferroviaire, gage d'efficacité et de progrès social.

Monsieur le Président, la CFDT vous a déjà interpellée sur les risques encourus par les cheminots avec l'augmentation des vols de métaux et plus particulièrement pour ce qui nous concerne le cuivre. Ce sont les agents de l'équipement qui sont en première ligne, surtout lorsqu'ils interviennent lors des dérangements. Ainsi une agression sur deux de ces agents a eu lieu le 20 septembre lors d'une intervention au PN 175. Un droit d'alerte a été déposé pour examiner les mesures à prendre.

Nous attirons, une nouvelle fois, votre attention, tout particulièrement, lors des travaux d'électrification de la ligne Tours-Vierzon, en vous demandant d'augmenter les effectifs de la SUGE pour assurer une surveillance étroite des installations ferroviaires.

C'est au moment où les agents de l'équipement doivent être mobilisés sur les travaux importants dans notre région que vous persistez dans vos projets de restructuration, et pour ce qui concerne cette activité avec le regroupement des Even Berry-Sologne et d'Orléans.

Croyez vous vraiment que cela soit le moment ?

Une fois de plus vous allez nous dire que cela ne concerne que la réorganisation des états majors. La CFDT sait ce qu'il en est advenu de la réorganisation des EEX, ce qu'il en sera du matériel et bientôt de l'équipement, de la traction si rien ne s'oppose à vos projets.

Vous faites état d'informations, de concertations sur tous vos projets, que nous considérons comme néfastes. Le dialogue social doit-il se réduire en un relevé de dates de réunions ? Il n'est jamais pris compte ce que vous disent les représentants du personnel. Pire, une demande d'audience de la CFDT en date du 11 septembre sur la fusion des Even est restée sans réponse. La Direction se satisfait des préavis de grève.

Le dialogue social, aujourd'hui, c'est une succession de saisines des tribunaux.Les CHSCT, les instances les mieux à même pour étudier les projets sont entravés dans leur fonctionnement. Vous voulez aller vite, en oubliant l'essentiel : le facteur humain.

La CFDT réaffirme, ici, son opposition à la fusion des Even Berry-Sologne et Orléans.

Malheureusement, il semble que rien n'arrêtera votre marche forcée. Quelque soit l'issue de cette réunion, les mobilisations des cheminots, les précédents sur la réorganisation des EEX et du matériel sont là pour nous rappeler que vous appliquez vos décisions sans état d'âme.

D'ores et déjà, tenant pour acquis la réorganisation des Even, vous êtes entré dans la dernière phase de la fusion des Etablissements Traction, avec la même détermination, les mêmes conséquences sur l'emploi et les conditions de travail. Suivra alors, pour des raisons économiques, le processus de mutualisation des moyens administratifs.

Quand aller vous vous arrêter ?

En à peine 9 mois vous aurez réorganisé tellement d'établissements qu'il n'y a plus de représentation légitime du personnel. Vous voudriez après coup, en modifiant le vote des cheminots par protocole, nous faire cautionner vos restructurations.

La CFDT s'y refuse. Les difficultés engendrées sont de votre responsabilité, à vous de les assumez.

Télécharger Tours de région de Septembre 2006 (fichier Attaché)

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