Train à vapeur : tentative de conciliation

Train à vapeur : tentative de conciliation

Depuis que la convention entre Train à vapeur de Touraine, la ville et le conseil général, est arrivée à échéance, le ménage à trois ne s'entendait plus.

TVT attendait que le conseil général apporte des capitaux pour faire renaître l'activité train à vapeur, tandis que le conseil général se référant à une longue étude jugeait l'opération non rentable mais montrait son intérêt pour l'activité touristique du secteur en proposant une voie verte.

A Richelieu, on ne se désintéressait pas du problème et sur la foi d'une autre étude commandée par Hervé Novelli, on aboutissait au même constat d'impossibilité. Les TVT ne reconnaisssaient pas la validité de ces études et l'affaire se compliquait d'une occupation illégale de la gare, de sous-entendus, de campagnes de dénigrement.

Le divorce était proche, le bourbier où allait s'enliser toute cette affaire n'était pas loin quand Hervé Novelli, député et président de la communauté de communes, décida de remettre l'affaire sur les rails.« La communauté de communes dispose de la compétence touristique, elle prendra ses responsabilités. »

De gauche à droite : Marc Pommereau, Hervé Novelli, Pierre Gravel, Serge Garot, Jean-Pierre Duvergne.

© NR Multimedia

De gauche à droite : Marc Pommereau, Hervé Novelli, Pierre Gravel, Serge Garot, Jean-Pierre Duvergne.

Les deniers publics

En mairie de Richelieu, le président avait donc réuni toutes les personnes concernées par la poursuite d'une activité autour de la ligne et exposa trois solutions possibles : voie verte, voie ferrée ou, solution mixte, (1 à 2 km de voie ferrée et voie verte). Pour choisir, les parties prenantes vont se réunir au sein d'un comité de pilotage qui établira un cahier des charges destiné à être proposé à un cabinet d'études « choisi ensemble ». Celui-ci procédera alors à des études comparées des trois propositions.
Marc Pommereau, excédé par les procès d'intention émis ici ou là, était visiblement de méchante humeur. Il a tenu à rappeler en préambule que le Richelais était parmi les cantons les plus aidés par l'assemblée départementale. La reprise récente de la gestion du parc pour créer un autre pôle d'activité touristique, les aides apportées aux projets de la cité en sont la preuve. La décision d'arrêter de soutenir la ligne a été votée à l'unanimité du conseil général, celle de créer une autre activité comme la voie verte également, l'étude a été réalisée, on peut commencer dès 2007. Toutefois, rappelant la future étude il a déclaré :
« Quatre études ont déjà été réalisées sur le sujet, la prochaine devra mettre en évidence la faisabilité, le retour sur investissement, pour une bonne gestion des deniers publics. La voie verte coûte 1.500.000 €, la voie ferrée 13 millions. La voie verte se présente comme une continuité de la Loire à Vélo qui a attiré 100.000 cyclistes, selon les derniers comptages. »Les membres de TVT présents, ceux du comité de soutien se montrèrent favorables à la rédaction, en commun, d'un nouveau cahier des charges, les maires de Richelieu et Ligré également, seul Champigny émet quelques réticences à la reprise de sa gare. Rendez-vous dans six mois pour le rendu de la nouvelle étude.Correspondant NR : Jean-Claude Aubineau,tél. 02.47.58.10.06. Courriel : jean-claude.aubineau@wanadoo.fr

© Copyright La Nouvelle République 2006 Jeudi 23 novembre 2006 Vers le journal de votre région

la fin de l avapeur

pénible de voir vos élus oublier que l'on parlit du train d Chinon-Rochelieu dans le monde entier ! jean pierre LObet Belgique